Perfusions
Pose et surveillance de perfusions intraveineuses ou sous-cutanées, antibiothérapie, hydratation.
PerfusionsQuand l'alimentation ne peut plus passer normalement, elle est administrée par sonde ou par voie veineuse. Nous mettons en route, surveillons et ajustons avec l'équipe médicale.
Le soin
La nutrition entérale utilise le tube digestif, par une sonde qui passe par le nez ou directement par la paroi abdominale. C'est la voie privilégiée dès lors que l'intestin fonctionne : elle est plus physiologique et mieux tolérée sur la durée.
La nutrition parentérale administre les nutriments directement dans la circulation sanguine, par un dispositif veineux central. Elle est réservée aux situations où le tube digestif ne peut plus être utilisé, et demande une asepsie du même niveau qu'une chimiothérapie.
Dans les deux cas, ce qui fait la réussite à domicile, c'est la régularité de la surveillance et la coordination : le médecin prescripteur, le prestataire qui livre poches et pompes, et nous qui passons.
Au quotidien
Avec le temps, beaucoup de familles prennent en charge une partie des manipulations. Nous accompagnons cet apprentissage plutôt que de l'empêcher, parce qu'il rend la vie plus libre.
Position et rythme. Pour une nutrition entérale, rester en position semi-assise pendant l'administration et un moment après réduit nettement le risque de reflux et de fausse route. C'est la précaution la plus importante.
Hygiène du matériel. Se laver les mains avant toute manipulation, ne pas laisser une poche ouverte à température ambiante au-delà du temps indiqué, respecter les durées de changement des tubulures.
Surveiller le poids et le transit. Une perte de poids qui se poursuit, une diarrhée persistante ou des vomissements répétés signifient que l'apport n'est pas adapté. Ce sont des informations que le médecin attend.
Toux brutale, étouffement ou détresse respiratoire pendant l'administration : arrêtez immédiatement et appelez le 15.
Une prise en charge qui dure
Ces prises en charge s'inscrivent dans la durée et mobilisent un prestataire pour le matériel. Notre part porte sur la pose, la surveillance du dispositif et le repérage de ce qui doit alerter.
Les trajets plus longs, vers Grabels ou vers les franges des Cévennes, n'y changent rien : le soin est le même et le tarif conventionné aussi. Seule la place dans la tournée diffère.
Ce soin, quartier par quartier : Grabels · Les Cévennes · Mosson
Sur place
Plus long au démarrage, quand tout se met en place et qu'il faut expliquer le fonctionnement du matériel.
Contrôle du produit, du volume, du débit et de la durée prescrits. Les mélanges nutritifs ne sont pas interchangeables : un produit différent de celui prévu n'est pas administré sans l'avis du prescripteur.
Position et fixation de la sonde ou du cathéter, aspect du point d'insertion, perméabilité. Une sonde déplacée ou un point rouge changent la conduite à tenir.
Branchement de la poche, programmation de la pompe au débit prescrit, vérification que l'administration démarre correctement. Pour la voie parentérale, le protocole d'asepsie est complet.
Tolérance digestive, confort, poids quand il est suivi. Les troubles digestifs sont fréquents au début et se corrigent souvent par un ajustement du débit, décidé avec le médecin.
Rinçage de la sonde pour éviter l'obstruction, consignation du volume administré et de la tolérance, transmission en cas d'anomalie.
Soins qui accompagnent ce suivi
Pose et surveillance de perfusions intraveineuses ou sous-cutanées, antibiothérapie, hydratation.
PerfusionsPansements post-opératoires ou complexes, ulcères, escarres, méchages, avec suivi de la cicatrisation à chaque passage.
Pansements et plaiesPréparation du pilulier, contrôle de l'observance, surveillance de la tension et des constantes.
Surveillance et aide à la prise de traitementLe cadre
Ce soin ne se réalise pas au cabinet : il suppose un matériel installé à demeure, des durées d'administration longues et souvent nocturnes.
C'est le seul cadre possible, et c'est aussi ce qui en fait l'intérêt : la nutrition artificielle à la maison permet de retrouver un rythme de vie normal, de dormir chez soi et d'être entouré, là où elle imposait autrefois de longs séjours hospitaliers.
Prise en charge
La nutrition artificielle à domicile se fait sur prescription, le plus souvent initiée à l'hôpital. La prescription définit le mélange, le volume, le débit et la durée quotidienne d'administration.
Un prestataire de santé livre les poches, la pompe et les consommables, et assure la maintenance du matériel. Les soins sont pris en charge par l'Assurance Maladie, généralement dans le cadre d'une affection de longue durée, avec tiers-payant sur la part obligatoire.
Précisions
Parfois oui, en complément, quand la déglutition le permet et que le médecin l'autorise. C'est une question importante pour le plaisir et le moral, et elle mérite d'être posée explicitement en consultation plutôt que supposée impossible.
C'est très souvent le cas, et c'est l'un des intérêts de la nutrition à domicile : la pompe fonctionne pendant le sommeil et la journée reste libre. Le rythme est fixé par la prescription, selon la tolérance.
N'essayez pas de la déboucher avec un objet ni d'injecter en force. Appelez-nous : il existe des techniques de rinçage adaptées. Pour prévenir l'obstruction, le rinçage régulier est la mesure la plus efficace, et nous vous montrons comment le faire.
Cela dépend entièrement de la situation : quelques semaines après une chirurgie, ou de façon prolongée dans une maladie chronique. C'est le médecin qui réévalue régulièrement. Dans tous les cas, l'objectif est de revenir à une alimentation orale dès que c'est possible.
Comprendre ce suivi
Position, rinçage, obstructions et signes à surveiller au quotidien.
Comprendre la nutrition par sondeEspace, rangement, rythme nocturne et hygiène : les aménagements qui changent le quotidien.
Nutrition parentérale à la maisonAppelez-nous dès que la sortie est programmée : il faut que le prestataire ait livré avant votre arrivée.
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